La RSE bientôt dans les Appels d’Offres

sba cinor.jpgUn comité « expert » s’est réuni à la CINOR pour mettre en place des critères RSE dans les appels d’offres. A titre expérimental et à partir du 1 juillet 2018, il est prévu d’insérer 5 critères qui compteront pour 10% de la note dans l’attribution des appels d’offres de plus de 50.000 euros.

Ces 5 critères seront :

  1. Un critère économique portant sur sur les fonds propres de l’entreprise
  2. Un critère social lié au taux d’accident du travail par rapport à la profession
  3. Un critère environnemental sur les engagements volontaires de l’entreprise dans ce domaine
  4. Un critère sociétal sur la formation d’apprentis
  5. Un critère concernant le dialogue social en entreprise

La Sodiac a été désignée comme chef de file du projet.

 

 

 

 

« Pensons global. Agissons local »

« Pensons global. Agissons local » telle était la devise affichant l’état d’esprit des différents acteurs des Journées sur l’Ancrage Territorial des politiques publics.

Paul JUNOT, rapporteur de la Commission ‘’Développement Économique’’ au Ceser nous en fait le compte-rendu :

Plan 2Au titre des acteurs les plus remarqués: l’État, le conseil Régional, Le Ceser, les collectivités de communes, l’université de la Réunion, le Conseil Départemental, le centre de formation de la fonction publique territoriale, un intervenant de la région Nouvelle Aquitaine, de la maison de l’export, une intervenante du cabinet de consultant Utopies, de l’association Aradel…..

L’axe fort des différents intervenants voyait dans toute situation de crise des opportunités à saisir, pour s’ouvrir sur des modèles économiques différents, maximiser les ressources financières et matérielles et ouvrir le territoire au delà de ses limites géographiques pour l’étendre à toute la zone du bassin indianocéanique et même au delà partout où il est possible de travailler ou de faire travailler au service des intérêts servant notre économie.

Dans cette période ou l’argent est plus rare et plus cher, l’économie circulaire est le corollaire de l’attractivité du territoire. Faire mieux avec moins, pour davantage de valeurs économiques et sociétales, maximiser nos ressources financières, naturelles et environnementales optimiser nos moyens humains et mieux faire circuler les flux financiers parmi les acteurs et consommateurs de proximité.

Ces éléments de langage connus et répétés depuis trop longtemps semblent ne plus faire illusion sur les auditeurs présents, et n’accrochent plus l’auditoire qui se disperse au fil des minutes dans une salle qui se vide progressivement en fin de première journée. Pour certains intervenants, l’abondance de slogans et de citations,  signant leur manque de  conviction  et d’inspiration (‘’Il n’y a de richesses que d’hommes’’  ou encore  ‘’ Tout seul on va plus vite, ensemble on va plus loin’’ )  est révélateur du vide politique et d’absence des grands projets mobilisateurs des énergies et des foules.

Mais ceux qui restent à l’écoute jusqu’au bout sont de plus en plus captivés par les exemples concrets qui donnent une crédibilité au discours, en voyant les impacts réels  ici et là sur notre territoire et ailleurs.  La structuration des filières, le développement des circuits courts entre producteurs et consommateurs, une  plus forte relocalisation de la commande publique, l’optimisation de l’approvisionnement locale de la restauration collective (écoles, hôpitaux et prisons) sont autant de pistes  ouvrant de façon durable  le champ du développement économique  local au bénéfice du territoire.

La crédibilité de la démarche est renforcée par l’étude présentée par le cabinet Utopies  basée sur la réalité du terrain économique réunionnais qui démontre  que 100 euros investi ou maintenu sur le territoire peut se  revaloriser à hauteur de 230 euros si nous occupons les angles morts de notre économie et  possible création de plus de 6000 emplois en fourchette basse.

Passer de la déclaration d’intention à une démarche opérationnelle réelle oblige une transformation des mentalités. Sortir de la logique de subventions des entreprises, pour passer à une logique de contrat de croissance soutenant  et valorisant les projets et les produits à forte valeur ajoutée pour l’avenir suppose une métamorphose des comportements.

Enfin, la signature d’un mémorandum entre les différents acteurs que sont l’État, La Région, les communautés de communes, l’AFD, la Caisse des Dépôts,  les chambres consulaires, engage la volonté politique et les moyens de ces institutions pour faire de la Réunion, ‘’le territoire de l’outre-mer des solutions et l’outre-mer des ambitions’’.

EN RÉSUMÉ CE QUE  J’AI RETENU.

Il apparaît en filigrane des différentes interventions  et des réactions des auditeurs présents, que le changement véritable et tant attendu sera au rendez-vous du territoire quand chaque acteur, chaque habitant accomplira sa propre transformation intérieure pour passer de la défiance à la confiance, de la compétition à la coopération, de l’individualisme à l’altruisme. C’est de cette véritable révolution des consciences qu’un changement profond et durable naîtra, où l’ancrage territorial sera la conséquence de notre propre ancrage dans nos valeurs humanistes et universelles fondatrices des grandes civilisations.

Paul JUNOT

Rapporteur Commission

‘’Développement Économique’’

 

 

Le SBA présenté aux journées de l’ancrage territorial des politiques publiques

Le CESER de la Réunion et la Région Réunion ont conjointement organisé un colloque de deux jours sur l’ancrage territorial des politiques publiques à la Réunion dont le point d’orgue a été la signature du memorandum avec la Région Réunion, le CESER (Conseil Economique et Social et Environnemental de la Réunion), les chambres consulaires, les 5 EPCI (regroupement de communes) de la Réunion, l’AFD (Agence Française de Développement) et la CDC (Caisse des Dépôts et Consignations).

Il est ressorti des débats que la confiance doit être le maître mot des prochaines années qui s’annoncent très difficiles du fait principalement des baisses de dotations et aides financières européennes et que nous devons travailler dans des E.I.T.  (Espaces d’Initiatives Territoriaux) dans lesquels les différents acteurs de la Réunion doivent discuter entre eux et construire ensemble. Le SBA constitue sans doute l’un des premiers EIT de la Réunion.

Comment l’a dit Jean Raymond Mondon, le Président du CESER,  en conclusion, les « chamailleries entre nous ne sont plus permises ».

le SBA à la Journée des Initiatives Territoriales pour l’Emploi (JITE) 2017

préfet.jpegJournée des Initiatives Territoriales pour l’Emploi (JITE) 2017

Les enjeux liés au développement de l’ile de La Réunion dans les années à venir et la capacité du territoire à répondre aux défis des transformations de la société conduisent à appréhender plus collectivement les questions d’emploi et de compétences et à construire des solutions transversales répondant simultanément aux enjeux de tous les acteurs concernés : les entreprises, les salariés et les populations.

Depuis plusieurs années maintenant, le partenariat entre les différents acteurs de l’emploi et de la formation existe sur le territoire de La Réunion sans forcément que celui-ci soit mis en valeur localement et nationalement et sans que celui-ci produise les effets escomptés notamment en matière de sécurisation des parcours et d’amélioration de la performance et de la compétitivité des entreprises.

Par ailleurs, les évolutions des métiers et des qualifications questionnent l’organisation au sein des entreprises mais également au sein même de la l’Etat : comment mieux accompagner l’entreprise en matière de recrutement, de maintien en emploi, de développement des compétences,  notamment lorsque celle-ci connait de nombreux changements ?

C’est tout l’enjeu de la démarche engagée par la Direction des Entreprises de la Concurrence de la Consommation du Travail et de l’Emploi (DIECCTE) de La Réunion à travers  la Journée des Initiatives Territoriales pour l’Emploi (JITE) 2017 qui a eu lieu ce jeudi 23 novembre au parc des expositions de Saint-Denis.

Cette journée a été inaugurée par le préfet de la Réunion, Amaury de Saint-Quentin qui a rappelé que « la chaîne ne fonctionnera que si tous les maillons jouent leur rôle » et qu’il devient urgent de « travailler ensemble ».

21 initiatives territoriales ont été sélectionnées et présentées tout au long de la journée, dont le SBA.

Le REancrage de l’Economie LocaLE à la CINOR

cinor2Près d’une centaine de responsables socio-économiques sont rassemblés ce matin à la CINOR pour s’approprier les conclusions de l’Etude Réelle (Re-Enraciner l’Économie LocaLE) et mettre en perspective les pistes d’action pour la Réunion.

L’ambition de la DIECCTE et de la CPME qui ont commandé cette étude au cabinet UTOPIES est aussi d’utiliser un catalogue de marchés potentiels locaux, de commencer à identifier des secteurs prioritaires et de dessiner les prochaines étapes stratégiques.

PROMOUVOIR LA RELOCALISATION DE L’ECONOMIE N’EST PAS REMETTRE EN CAUSE LE PRINCIPE D’OUVERTURE ECONOMIQUE. IL S’AGIT PLUTOT DE REPENSER EN LA REEQUILIBRANT, NOTRE CONCEPTION DE LA MONDIALISATION

En Bretagne, les données ouvertes modernisent la commande publique

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Le portail d’accès aux données publiques « My Breizh open data – marchés publics » est le fruit de la collaboration entre la région et une association. Un prototype prometteur.

 

Ce n’est qu’un prototype, mais il est prometteur. Mis en ligne en mars par le conseil régional de Bretagne, le portail d’accès aux données publiques sur la commande publique, « My Breizh open data – marchés publics », référence 1 319 marchés attribués à plus de 700 entreprises. Chacun est renseigné par son donneur d’ordre, son objet, sa date, son montant, le nom de l’entreprise retenue et son rôle (titulaire, sous-traitant ou cotraitant). « C’est une idée de l’association Breizh small business act. Nous avons rendu disponibles nos ressources techniques et nos données, expose Ludovic Magnier, adjoint au directeur général des services du conseil régional. Le portail a été conçu selon les prescriptions de l’association, qui a identifié les attentes des acteurs. »

La nécessité d’essaimer

« Techniquement, la difficulté a été de faire simple pour réaliser la convergence des données provenant des services juridique et financier de la collectivité », complète Benoît Moraillon, adjoint au directeur des systèmes d’information. La mise en place de l’interface du portail a nécessité deux mois, le formatage des données et l’alimentation de la base en ont pris trois. Contraintes de s’accorder sur des solutions techniques, les différentes directions sectorielles ont dû élaborer une approche commune.
Pour ses promoteurs, My Breizh open data est un outil de démonstration : la publication des données renforce la transparence, modernise la commande publique et contribue à sa relocalisation. « Nos 130 millions d’euros de marchés publics sont une goutte d’eau dans l’économie bretonne ou par rapport à la commande publique en France, précise Ludovic Magnier. Ce prototype n’aura de sens que lorsque nous aurons convaincu les autres donneurs d’ordre et les entreprises. »

« Un enjeu de développement économique »

Céline Faivre, présidente de l’association Breizh small business act

« On peut toujours réformer le cadre juridique, mais nous préférons faciliter la rencontre de l’offre et de la demande. C’est un enjeu de développement économique. Les données existantes doivent être rendues visibles. Leur analyse par les acteurs changera la commande publique. Le portail est un outil à leur service, il faut montrer comment il peut modifier les relations entre eux, améliorer le sourcing, les aider à mieux se positionner sur un marché, trouver des cotraitants ou des sous-traitants… Je souhaite que nous puissions passer du prototype au projet, ce qui implique de réfléchir à la gouvernance et au modèle économique. »