« Pensons global. Agissons local »

« Pensons global. Agissons local » telle était la devise affichant l’état d’esprit des différents acteurs des Journées sur l’Ancrage Territorial des politiques publics.

Paul JUNOT, rapporteur de la Commission ‘’Développement Économique’’ au Ceser nous en fait le compte-rendu :

Plan 2Au titre des acteurs les plus remarqués: l’État, le conseil Régional, Le Ceser, les collectivités de communes, l’université de la Réunion, le Conseil Départemental, le centre de formation de la fonction publique territoriale, un intervenant de la région Nouvelle Aquitaine, de la maison de l’export, une intervenante du cabinet de consultant Utopies, de l’association Aradel…..

L’axe fort des différents intervenants voyait dans toute situation de crise des opportunités à saisir, pour s’ouvrir sur des modèles économiques différents, maximiser les ressources financières et matérielles et ouvrir le territoire au delà de ses limites géographiques pour l’étendre à toute la zone du bassin indianocéanique et même au delà partout où il est possible de travailler ou de faire travailler au service des intérêts servant notre économie.

Dans cette période ou l’argent est plus rare et plus cher, l’économie circulaire est le corollaire de l’attractivité du territoire. Faire mieux avec moins, pour davantage de valeurs économiques et sociétales, maximiser nos ressources financières, naturelles et environnementales optimiser nos moyens humains et mieux faire circuler les flux financiers parmi les acteurs et consommateurs de proximité.

Ces éléments de langage connus et répétés depuis trop longtemps semblent ne plus faire illusion sur les auditeurs présents, et n’accrochent plus l’auditoire qui se disperse au fil des minutes dans une salle qui se vide progressivement en fin de première journée. Pour certains intervenants, l’abondance de slogans et de citations,  signant leur manque de  conviction  et d’inspiration (‘’Il n’y a de richesses que d’hommes’’  ou encore  ‘’ Tout seul on va plus vite, ensemble on va plus loin’’ )  est révélateur du vide politique et d’absence des grands projets mobilisateurs des énergies et des foules.

Mais ceux qui restent à l’écoute jusqu’au bout sont de plus en plus captivés par les exemples concrets qui donnent une crédibilité au discours, en voyant les impacts réels  ici et là sur notre territoire et ailleurs.  La structuration des filières, le développement des circuits courts entre producteurs et consommateurs, une  plus forte relocalisation de la commande publique, l’optimisation de l’approvisionnement locale de la restauration collective (écoles, hôpitaux et prisons) sont autant de pistes  ouvrant de façon durable  le champ du développement économique  local au bénéfice du territoire.

La crédibilité de la démarche est renforcée par l’étude présentée par le cabinet Utopies  basée sur la réalité du terrain économique réunionnais qui démontre  que 100 euros investi ou maintenu sur le territoire peut se  revaloriser à hauteur de 230 euros si nous occupons les angles morts de notre économie et  possible création de plus de 6000 emplois en fourchette basse.

Passer de la déclaration d’intention à une démarche opérationnelle réelle oblige une transformation des mentalités. Sortir de la logique de subventions des entreprises, pour passer à une logique de contrat de croissance soutenant  et valorisant les projets et les produits à forte valeur ajoutée pour l’avenir suppose une métamorphose des comportements.

Enfin, la signature d’un mémorandum entre les différents acteurs que sont l’État, La Région, les communautés de communes, l’AFD, la Caisse des Dépôts,  les chambres consulaires, engage la volonté politique et les moyens de ces institutions pour faire de la Réunion, ‘’le territoire de l’outre-mer des solutions et l’outre-mer des ambitions’’.

EN RÉSUMÉ CE QUE  J’AI RETENU.

Il apparaît en filigrane des différentes interventions  et des réactions des auditeurs présents, que le changement véritable et tant attendu sera au rendez-vous du territoire quand chaque acteur, chaque habitant accomplira sa propre transformation intérieure pour passer de la défiance à la confiance, de la compétition à la coopération, de l’individualisme à l’altruisme. C’est de cette véritable révolution des consciences qu’un changement profond et durable naîtra, où l’ancrage territorial sera la conséquence de notre propre ancrage dans nos valeurs humanistes et universelles fondatrices des grandes civilisations.

Paul JUNOT

Rapporteur Commission

‘’Développement Économique’’

 

 

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